Relier les connaissances

«  Je crois qu’on est encore loin d’avoir compris la nécessité de relier. Relier, relier, c’est sans doute le grand problème qui va se poser à l’éducation [i]…»

De plus en plus de personnes se rendent compte qu’ils ne respirent pas suffisamment. Devant la multitude de techniques respiratoires qui existent sur le marché, plusieurs ne savent plus comment il faut respirer. On a oublié que la respiration est d’abord et avant tout une fonction automatique qui devrait se faire sans avoir à y penser.

Parce que nous vivons constamment en état de stress chronique, nous en sommes rendus à respirer à l’envers. On force avec le ventre pour inspirer quand les muscles de l’abdomen sont faits pour expirer à l’effort. On traite trop de gens pour hyperventilation quand en fait ils font de l’hypoventilation.

C’est le monde à l’envers. On a perdu le « sens » du Souffle (Pneuma) et du lien global qu’il a avec le corps : le souffle nourrit le corps, mais un corps trop tendu de manière permanente limite ce souffle nourricier. Le concept PneumaCorps permet à la fois de relier souffle et corps, en plus de nous rapprocher de leur sens originel.

Le nom de PneumaCorps surgi après une période de réflexion impliquant plusieurs de mes élèves. Un de ceux-là, Grégory Gerreboo, a finalement proposé cette appellation qui permet de remettre le souffle et le corps au « cœur de la vie ».

  • PneumaCorps nous aide d’abord à reprendre conscience du corps, du surplus de tension relié à nos pensées, gestes, émotions et comportements. Puis, le concept nous aide à rééquilibrer le tout par des exercices simples et rapides. La rééquilibration libère le souffle « intérieur » qui, par la suite, devient disponible pour être utilisé à chaque instant dans la vie quotidienne.
  • PneumaCorps est un « pont », le résultat d’un long cheminement pour relier la technologie et la médication de la médecine moderne avec la relation corps – esprit de la médecine traditionnelle.
  • PneumaCorps permet de relier l’aspect curatif et préventif du souffle selon chaque personne, en tenant compte de l’étape où elle est rendue. Il s’adresse à tous, que l’on ait une maladie pulmonaire ou non.
  • PneumaCorps redonne au toucher, au ressenti, à l’écoute, toute l’importance qu’il se doit dans toute relation thérapeutique entre Êtres humains.
  • PneumaCorps permet aux différents éducateurs de la santé, tant de la médecine moderne que traditionnelle, de redonner un sens et plus de profondeur à leur pratique. PneumaCorps peut contribuer à relier les éducateurs plutôt qu’à les opposer.
  • PneumaCorps indique une direction, un but à atteindre : un souffle libre.
  • PneumaCorps permet de savoir où on en est par rapport à un souffle libre. Ce concept met à notre disposition, si on le choisit en pleine connaissance de cause, des moyens (la RRRI par exemple) pour se rapprocher du but qu’est une respiration libre.
  • PneumaCorps aide à trouver un meilleur équilibre entre ce qui était bon, mais ce que nous avons rejeté, ce que nous devons modifier en partie et ce que nous devons ajouter à nos ressources. Nous n’inventons rien, nous ajoutons et actualisons des connaissances déjà connues et souvent oubliées.

Retrouver un équilibre ne signifie pas revenir en arrière. Cela signifie retrouver ce qui était bon avant, mais que nous avons rejeté en même temps que ce qui ne convenait pas.

  • PneumaCorps contribue à libérer le potentiel – santé présent à l’intérieur de chacun de nous.
« J’appartiens au guerrier qui aura su allier
les anciennes et les nouvelles voies»

Le dernier samouraï

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[i] Cyrulnik, Boris et Edgar Morin, Dialogue sur la nature humaine, – La Tour d’Aigue, Édition de l’aube, p.13.