Naturothérapie et Naturopathie ?

« Il ne suffit pas de juxtaposer les apports du sociologue, du psychologue, du biologiste, il faut les raccorder. Je crois vraiment qu’on est victime d’un mode de pensée alternatif. Ou l’homme est naturel et on le réduit alors à la nature, au comportement des chimpanzés, à la sociobiologie ou aux gènes ; ou l’homme est surnaturel et son corps n’est alors qu’un vague support, tandis que le reste prend le nom d’esprit, de psychisme et de culture… Or, seule une autre structure de pensée peut nous permettre de concevoir en conjonction, et je dirai même plus en implication mutuelle, ce qui est vu en disjonction [1]….  »

Naturopathie ! Naturothérapie !  Nous retrouvons ici deux termes pour définir une seule réalité : prendre soin de la personne par la nature, par l’essence de la vie dans toutes ses composantes physiques, psychiques et sociales, en relation avec toute la vie animale, végétale et minérale.

Cette opposition entre des termes désignant la même chose, l’essence même de la vie, vient  une fois de plus de l’incompréhension de ce qu’est la maturation des connaissances, s’effectuant de génération en génération, processus qui est pourtant une règle de base de la vie humaine.

Il est préférable, au-delà des dogmes de chaque appellation, de redonner un sens aux soins naturels. Un retour partiel à ces soins ne représente pas une régression du savoir ; il ne s’agit pas de retourner au Moyen- Âge. Il s’agit plutôt de retrouver certaines connaissances fondamentales et écologiques que l’on a jetées, tel le « bébé avec l’eau du bain », pour se prosterner devant les nouveaux dieux : les sciences technologiques et  pharmaceutiques modernes. C’est un pas vers une rééquilibration des soins, qui demande le raccord de la nature, de la technologie et de la médication chimique. Il faut aussi accorder une légitimité à ce point de vue, effectuer des recherches pour en préciser l’utilisation en fonction des besoins individuels de chacun.

La respiration est le fondement d’une bonne hygiène de vie. La libération de celle-ci doit devenir une priorité pour tout être humain.

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[1] Cyrulnik, Boris et Edgard Morin, Dialogue sur la nature humaine, Paris, Éditions de l’aube, p.16.