La personne âgée et le toucher

Être touché, se toucher soi-même pour libérer sa respiration, et mieux vivre !

La personne âgée est, et doit demeurer, une personne à part entière jusqu’à son dernier souffle. Tout au long de sa vie, l’être humain a besoin d’être touché et de toucher. Ce besoin fondamental est accru  au cours des périodes de vulnérabilité : à la naissance, durant l’enfance, lors d’une maladie et au cours de cette période plus ou moins facile à définir,  la  « vieillesse ».  Si le mot vieillir est souvent tabou ou fait peur, le toucher l’est tout autant pour un trop grand nombre de personnes.

Dans la population en général, mais aussi dans le réseau de la santé et des services sociaux, il y a méconnaissance de la relation fondamentale existant entre le toucher, la respiration, la santé en général et la capacité de demeurer le plus autonome possible jusqu’au dernier moment.

En effet, le bien-être ressenti par un toucher adéquat influence ou est influencé par le fondement de la vie, soit la respiration qui, quand elle reste libre, permet entre autre de se mouvoir, de communiquer, de conserver une bonne énergie, un bon métabolisme, une circulation sanguine et lymphatique fluide, et de conserver un corps en équilibre santé. Voilà pourquoi un véritable toucher thérapeutique doit de préférence être associé à une libération de l’inspiration. Encore faut-il savoir faire la différence entre libérer la respiration et inspirer, ou expirer, en forçant contre ses propres tensions.

À partir de nos connaissances et des évidences cliniques, il est important de comprendre cette relation fondamentale et, surtout, d’être conscient des mythes que l’on entretient sur le phénomène respiratoire : respiration abdominale, respiration par le nez, respirer comme un bébé, l’hyperventilation, etc.

Cette relation fondamentale que l’on peut appeler « toucher relationnel »  est en fait une intervention sur le corps ou, plus précisément, sur la biomécanique respiratoire (muscles et mouvement), sans la dissocier des liens psychiques, sociaux et spirituels qui en font partie.

Ce toucher comporte autant un aspect social et préventif que thérapeutique. Il est aussi nécessaire pour la personne soignée que pour le soignant lui-même, afin d’associer les gestes de la vie quotidienne à une respiration et à un mouvement libre. C’est le gage pour atteindre  la meilleure qualité de vie possible.

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